Mislaid in nowhere.

Publié le par Aniballl

Je crois que j’ai toujours souhaité écrire… mais écrire pour qui, écrire sur quoi… et surtout, pourquoi l’écrire ?  J’ai longtemps remué cette question dans ma tête et suis parvenu à cette conclusion, on fini toujours par écrire pour soi, inconsciemment ou non. Je ne sais pas encore jusqu’où cet enchevêtrement de mots va se prolonger et quelles directions il va prendre mais je pense que son moteur sera l’exorcisation de certains souvenir, de certaines angoisses, de certaines questions…

 

 On avance tous dans la vie avec une cécité plus ou moins grande, de ce que sera notre avenir aussi bien professionnel, sentimental que physique et psychologique. Vis-à-vis du miens, je me perçois comme étant quasiment aveugle. Avançant à tâtons, mais avec malgré tout de l’assurance. Brandissant une canne blanche en espérant ne pas buter contre trop d’obstacles  et ne pas faire de chutes. Pourtant les chutes peuvent êtres bénéfiques même si elles font souffrir. C’est dans ces cas de figure que l’on voit ce que l’on a perdu, quand on vivait dans les hauteurs (les hauteurs constituées de luxe, de privilèges et de superflu). Alors on apprend à se débrouiller de deux façons. Soit on s’y adapte, soit on cherche à remonter de là où l’on vient. Pour ce faire certains cherchent de l’aide, mais souvent il faut se démerder tout seul. Je jongle souvent entre l’adaptation et les efforts pour remonter par mes propres moyens et, dans ce cas, quand je suis parvenu au seuil que j’avais quitté en tombant, je me remets en route, plus fort mentalement, mais blessé malgré tout. Dans certains cas, blessé par ce que l’on à vu en bas du gouffre quand on y était, et parfois blessé par ceux qui était resté plus haut que vous et qui vous crachent dessus quand vous êtes dans le fond.

 

 Que faire alors quand l’on arrive de nouveau face à eux, les ignorer, les haïr, se venger ? La réponse se trouve en chacun de nous et diverge facilement, chacune d’elles en tout cas aura du bénéfique et du néfaste. En règle général, on cherche tous à se faire aimer, et aussi à aimer. Mais parfois c’est impossible, et on se blesse en s’affrontent mutuellement. Quelque part on n’aime pas partager, l’Homme est égoïste par nature. On préfère garder nos petits trésors personnels pour nous. Alors il faut apprendre à partager puisque cela ne fait pas parti de notre code génétique. J’ai mit du temps à y arriver, la première moitié de ce que j’ai vécu environ. Le fait de ne plus être enfant unique, ne peut être que bénéfique. On arrête de quémander pour notre plaisir personnel et on apprend à donner à ceux que l’on aime, et également à ceux que l’on ne connais pas mais qui en ont plus besoin que nous… ceux qui sont au fond du gouffre, et souvent un gouffre encore plus profond que dans celui où l’on a déjà chuté.

 

 

   Pour se faire accepter et aimer, on a parfois besoin de revêtir une « armure de séduction », on se déguise alors, et on masque certains aspects de notre personnalité, de peur d’effrayer ou d’ennuyer les personnes que l’on souhaite séduire. Je me montre souvent sous une armure de clown, essayant de plaire par l’humour (à travers ma voix ou mes dessins), souvent cela fonctionne, mais les gens qui vous connaissent peu et qui ne souhaitent pas voir qui se cache derrière cette armure, peuvent se lasser si vous jouer un autre rôle que celui que votre armure exprime. Par chance je suis pareil à l’intérieur, toujours près à déconner malgré les coups de blues et les coups de la vie.

 

 On passe pas mal de temps à souffrir au cours de notre vie, on souffre de nos angoisses, de nos peurs, de nos peines… mais on n’aime pas montrer que l’on souffre en général. On pense que c’est mieux de se présenter aux autres comme étant quelqu’un de solide psychologiquement et émotionnellement alors on se retient, on devient une statue dure et solide. Mais il y a toujours une faille, un défaut qui fait s’ébranler le colosse que l’ont croit être… un colosse aux pieds d’argile pourtant. Tout le monde ne comprend pas cela, et parfois notre stoïcisme est mal interprété, et on fini par faire souffrir les autres sans le vouloir. C’est par l’incompréhension de l’Autre (ou la jalousie de voir l’Autre arriver à faire ce que l’on ne parvient pas) que naissent les haines et que se développe de ce fait la souffrance. Nous avons tous des cicatrices, des cicatrices physiques, et des cicatrices psychiques et ces dernières sont souvent les plus dures à masquer.

 

  Certaines fois on préfère rester seul. Seul avec soi même, avec ses angoisses, ses secrets, ses souffrances. La solitude, je l’imagine sous la forme d’une barque au milieu d’un étang entouré de brume. Une barque perdue au milieu de nulle part, ou l’on se sent bien car l’on sait que personne ne viendra nous gêner. Mais parfois cette barque (cet îlot, cette pièce isolée… je ne sais pas comment vous illustreriez votre propre solitude) semble devenir plus lourde, et commence à s’enfoncer dans les eaux sombres, elle veut vous emmener avec elle. Vous devez alors vous jeter à l’eau et repartir vers la civilisation à la nage. Il n’est jamais très bon de s’enfoncer dans les eaux saumâtres et boueuses de la solitude, j’ai déjà plongé dans ces eaux pendant quatre ans, luttant au moins pour revenir dans la barque et ne pas me noyer. Et une fois de nouveau dedans, il faut tenter de retourner vers la vie commune pour retrouver ceux qui nous aiment et essayer de créer de nouveaux liens.

 

 L’avenir, je sais ou il va me mener, on sait tous ou cela nous mène, mais souvent on préfère ne pas y penser. Par contre, pour ce qui est de savoir ce qu’il y aura avant cela, je suis encore très incertain. Je pense malgré tout que je vais devoir affronter la vie seule, je ne crois pas que la vie en couple me soit destinée. Pour la vie professionnelle, je n’en sais encore rien, j’entre en Licence de Lettres Modernes, mais alors que tout le monde me pousse vers l’enseignement, je ne souhaite pas me lancer dans cela. Pas dans l’enseignement du français dans tout les cas. Je pense que c’est la dernière année scolaire que je passerais de chez moi, et cela m’inquiète. Parce que si je continu des études, je ne pense pas que je les réaliserais près de là ou je vis. Quelque part cela me dérange, j’ai peur de perdre contact avec mes amis si je m’éloigne. Cette année je n’ai jamais été aussi proche de mes amis de Quimperlé et j’ai encore élargie mes contacts avec ceux de Rennes. Je sais ce que cela fait d’être seul et je n’ai pas envie de le revivre.

  ... 

 Voilà, ce sont sur ces ultimes lignes que je vais terminer, je ne sais pas combien de personne auront eu la patience de lire jusqu’au bout ce que je viens de taper… et cela m’est égal quelque part, parce que je l’ai fait surtout pour moi, pour me déchargé d’un poids. Merci en tout cas à tout ceux qui m’apprécient (amis ou famille). Je ne sais pas ou le sentier de la vie me mènera, mais qu’importe les coups durs, je les accepterais parce que l’on ne peut pas changer le passé, alors par conséquent, il faut faire avec et c’est tout.

 

 

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GraY FoX 15/09/2005 17:04

Rappelle moi de ne réfléchir plus longuement avant de faire des articles sur mon blog dans ce cas (toi qui trouvais que je n'en fait pas assez... Ca t'apprendra :p)

aniballl 15/09/2005 15:49

ouais enfin bon en général les textes où les gens marque de tels trucs sont souvent barbants... (ce texte ne faisant pas exception à la règle)

GraY FoX 14/09/2005 21:09

C'est de nos erreurs ou plutôt de nos chutes qu'on sort le plus grandi. La réussite ne nous apprend pas comment éviter la chute.

Il faut souffrir pour savoir ce que ça fait d'être dans la merde et pour connaitre notre chance, on en a tous peur cependant on le désire tous...

Je pense que personne ne sait réellement ce que l'avenir lui réserve, on a autre idée, ou plutôt notre idéal, mais on ne sait ni comment ni si on l'attendra. Le mieux ne serait-il pas de marcher là où nos pas nous disent d'aller ? (c'est marrant, il y a des points communs avec la souffrance du début de mon dernier article, en tout cas je trouve que tu devrais écrire plus souvent, c'est un bon moyen d'exorciser nos ombres.)

Aniballl 14/09/2005 16:40

Cocci ==> Merci pour cette citation, ça me réconforte et je me dis que j'ai pas marqué de conneries dans le 1er paragraphe c'est déjà ça. ^^

et si tu souhaites dires de choses, n'hésites pas, j'aime bien connaitre l'opinion des gens. :)

Moth ==> bon courage à toi aussi, et "merde" pour les résultats. ;)

Samoht 14/09/2005 16:01

Bon bah j'ai tout lu (comme je disais à Gray, les longs textes ne me font pas peur) et qu'est-ce que je peux bien te dire?

Bah rien de spécial, puisque je suis moi-même dans une période de doute et d'incertitude, que je change d'avis toutes les 4 secondes, et que je reste assez sceptique quant à mon avenir!

Donc je me vois très mal te donner des conseils, d'autant plus qu'il serait plus logique que ce soit toi qui m'en donne puisque tu navigues sur le fleuve de la vie depuis plus longtemps! (Voilà que je me mets à jouer à l'écrivain! :roll: )

Sur ces quelques mots, je te souhaite bien du courage et je te dis à bientôt! ^^